Sur une réservation Airbnb en France, c’est Airbnb qui encaisse la taxe de séjour auprès du voyageur et la reverse à la commune, deux fois par an, au nom de l’hôte, particulier ou professionnel. Pour ces séjours, l’hôte n’a rien à collecter, rien à verser, rien à déclarer (centre d’aide Airbnb, consulté le 19 octobre 2026). La règle s’arrête au périmètre de la plateforme. Dès qu’un voyageur réserve ailleurs, sur votre site, par téléphone, par une entreprise qui loge un salarié, la taxe redevient la vôtre : vous la percevez avant son départ et vous la reversez vous-même.
Airbnb collecte-t-il la taxe de séjour à la place du propriétaire ?
Oui, pour les séjours réservés sur Airbnb. La plateforme collecte depuis le 1er juillet 2018 dans les communes qui appliquent une taxe au réel et se sont inscrites auprès de l’administration fiscale. Depuis janvier 2020, la loi oblige les plateformes qui servent d’intermédiaire de paiement à collecter et reverser la taxe pour les loueurs non professionnels. Airbnb le fait aussi pour les professionnels.
Le montant prélevé dépend de la catégorie que l’hôte a indiquée dans l’onglet Réglementations de son annonce. Tant qu’elle n’est pas renseignée, Airbnb applique le taux des logements non classés. Un meublé classé trois étoiles dont l’hôte n’a jamais rempli cette case fait donc payer à ses voyageurs le tarif d’un logement sans classement.
Airbnb perçoit aussi la taxe additionnelle départementale et celle d’Île-de-France. Son centre d’aide parle encore d’une taxe « Grand Paris » de 15 %. Le service public des entreprises, lui, indique qu’en Île-de-France une taxe additionnelle de 200 % s’ajoute au tarif de la taxe de séjour (fiche vérifiée le 1er janvier 2026). Pour vos réservations directes, c’est ce chiffre qui compte.
Combien coûte la taxe de séjour sur un logement non classé ?
Chaque commune vote ses tarifs, catégorie par catégorie, entre un plancher et un plafond fixés par la loi. Un meublé classé paie un montant fixe par personne et par nuit. Un logement sans classement, ou en attente de classement, paie un pourcentage : en 2026, la commune choisit un taux compris entre 1 % et 5 % du coût de la nuitée par personne, hors taxes, dans la limite du tarif le plus élevé qu’elle a adopté (entreprendre.service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 1er janvier 2026).
Le plafond compte. Le tarif le plus élevé du barème 2026 est celui des palaces, 4,90 € par personne et par nuit : un logement non classé ne peut pas dépasser ce que la commune a voté pour sa catégorie la plus chère.
Un exemple, dans une commune qui aurait voté 3 % et où le département a institué sa taxe de 10 %. Deux adultes, trois nuits, 200 € hors taxes la nuit. Le coût de la nuitée par personne est de 100 €, la taxe de 3 € par adulte et par nuit, soit 18 € pour le séjour. La part départementale ajoute 1,80 €. Le voyageur paie 19,80 € de taxe de séjour, en plus de la location.
Classé trois étoiles, le même appartement paierait au plus 1,70 € par personne et par nuit, le maximum de sa catégorie en 2026 : 10,20 € pour ce séjour, 11,22 € avec la part départementale. Le classement est facultatif et payant, il se demande à un organisme évaluateur accrédité ou agréé. Sur un parc de plusieurs appartements bien placés, l’écart se répète à chaque réservation.
Qui paie la taxe de séjour sur une réservation directe ?
Le voyageur, toujours. Mais c’est le loueur qui la perçoit et en répond. Pour une taxe au réel, il l’encaisse avant le départ du voyageur, puis la verse à la commune ou à l’intercommunalité aux dates fixées par sa délibération, en un ou plusieurs versements par an. Le tarif doit être affiché chez le logeur, et le montant de la taxe figurer à part sur la facture.
Certaines communes appliquent une taxe au forfait. Le loueur la déclare alors au moins un mois avant la période de perception, et elle se calcule sur la capacité d’accueil, avec un abattement de 10 à 80 % voté par la commune. Elle ne dépend pas des nuits réellement vendues.
Sur un même logement, les deux régimes cohabitent. Airbnb reverse ce qu’il a perçu ; vous ne reversez que ce que vous avez encaissé vous-même. D’où l’intérêt de savoir, séjour par séjour, par quel canal il est arrivé.
Quels voyageurs sont exonérés de la taxe de séjour ?
Quatre cas sont prévus par la loi : les personnes de moins de 18 ans, les travailleurs saisonniers employés dans la commune, les personnes en hébergement d’urgence ou en relogement temporaire, et celles dont le loyer est inférieur à un montant fixé par la commune.
Le deuxième cas intéresse directement les appart’hôtels et les résidences qui logent du personnel en saison. Le salarié en mission envoyé par une entreprise, lui, n’est pas exonéré du seul fait de son déplacement professionnel. Sur Airbnb, accepter une réservation revient à renoncer à une exonération que vous estimeriez applicable ; le remboursement passe ensuite par la plateforme.
Que risque un loueur qui ne reverse pas la taxe de séjour ?
Une taxation d’office. Faute de déclaration ou en cas de retard, la commune met le loueur en demeure, puis lui adresse un avis de taxation au moins 30 jours avant la mise en recouvrement. Une pénalité de retard s’y ajoute.
La taxe n’est pas le seul point de contrôle. Depuis le 20 mai 2026, tout meublé de tourisme doit être déclaré et enregistré, et l’absence de déclaration expose à une amende administrative pouvant aller jusqu’à 10 000 € (code du tourisme, art. L. 324-1-1, Légifrance). Le numéro, les plafonds de nuits et les autres amendes sont détaillés dans notre article sur la déclaration de meublé de tourisme.
Comment un site de réservation directe calcule-t-il la taxe de séjour ?
Un moteur de réservation bien réglé fait le travail qu’Airbnb fait sur sa plateforme. Pour chaque logement, il connaît la commune, la catégorie et le tarif voté, ou le taux s’il n’est pas classé, avec le plafond qui s’y applique. Il demande au moment de la réservation combien de voyageurs ont moins de 18 ans. Il ajoute la taxe départementale ou régionale quand elle existe.
La taxe apparaît alors sur une ligne distincte du récapitulatif, de la confirmation et de la facture. En fin de période, un export par logement et par mois donne le montant à reverser à chaque commune, sans mélanger les séjours dont la plateforme s’est déjà chargée.
C’est ce que nous construisons pour les propriétaires de plusieurs logements et les appart’hôtels, et pour les conciergeries qui gèrent pour le compte de propriétaires. Ce que la plateforme prélève sur chaque séjour est détaillé dans notre article sur la commission Airbnb payée par le propriétaire. Pour tenir le site et les plateformes sur un même calendrier, voyez notre guide du channel manager Airbnb et Booking.
Questions fréquentes
Airbnb reverse-t-il la taxe de séjour à ma place ?
Oui, pour les séjours réservés sur Airbnb en France. La plateforme collecte la taxe auprès du voyageur et la reverse deux fois par an à la commune, au nom de l’hôte, particulier ou professionnel. Les séjours réservés en dehors d’Airbnb restent à votre charge : vous percevez la taxe et la reversez vous-même.
Quel est le taux de la taxe de séjour pour un meublé non classé ?
En 2026, chaque commune fixe un taux compris entre 1 % et 5 % du coût de la nuitée par personne, hors taxes, dans la limite du tarif le plus élevé qu’elle a voté. Des taxes additionnelles peuvent s’y ajouter : 10 % pour un département qui l’a instituée, 200 % en Île-de-France.
Dois-je déclarer la taxe de séjour si je loue uniquement sur Airbnb ?
Pour la taxe elle-même, non : Airbnb indique que l’hôte n’a ni collecte, ni versement, ni déclaration à faire. Le logement, en revanche, doit être déclaré et enregistré comme meublé de tourisme, et pensez à renseigner sa catégorie dans l’onglet Réglementations, sinon le taux des logements non classés s’applique.
Comment connaître le tarif de la taxe de séjour de ma commune ?
Le service public met en ligne un outil de recherche des tarifs par commune, qui indique aussi les taxes additionnelles. Le tarif est également affiché en mairie. La mairie ou l’intercommunalité qui perçoit la taxe communique les dates de versement.
Faut-il faire apparaître la taxe de séjour sur la facture ?
Oui. Sur une réservation directe, le montant de la taxe de séjour doit figurer de façon distincte sur la facture remise au voyageur. Un moteur de réservation peut l’ajouter automatiquement, logement par logement.